Evolution du PS

Evolution du PS

Après l’élection de Mitterrand en 1981 de profondes réformes sociales sont entreprises accompagnées d’une politique de relance (abolition de la peine de mort, augmentation sensible du SMIC, du minimum vieillesse et des allocations familiales, réduction du temps de travail à 39 heures, possibilité de prendre sa retraite à 60 ans, nationalisations, décentralisation, nouveaux droits des travailleurs, dépénalisation de l'homosexualité, libération des médias, radios libres, Fête de la Musique etc.).

Mais rapidement, la crise économique internationale, le refus opposé par Ronald Reagan et Margaret Thatcher de soutenir une politique de relance coordonnée et les faiblesses persistantes des entreprises françaises conduisent le gouvernement de Pierre Mauroy à opter dès 1982, et surtout en 1983, pour une politique de « rigueur économique ». Ces décisions découlent certes du choix fondamental de l'économie ouverte et de la construction européenne, mais aussi indéniablement des profondes réformes de 1981.

Le congrès de Toulouse, en 1985, traduit l'évolution idéologique et politique du parti en particulier vers la culture de gouvernement.

Pour la gauche réformiste, la culture de gouvernement vise au réalisme, s'opposant à la gauche de revendication, de protestation, où la fonction tribunicienne voire révolutionnaire domine.

Le PS se réclame du mouvement des lumières qui prônait à son époque : le libre-échange, l’élitisme, l’inculture du peuple, c’est un mouvement antihumaniste. Conséquemment, il n’est donc pas étonnant de constater le comportement européiste de ce parti.

 

Il n’en reste pas moins que même si le PS a créé la rupture avec le réformisme pur et dur de gauche, les idéologies européistes et libérales de l’économie sont quand même en forte opposition avec une pensée socialiste même modérée. Où se situe donc l’idéologie du PS ?

 

Voir : la déclaration de principe d’avril 2008 :

http://actus.parti-socialiste.fr/2008/04/18/declaration-principes-identite-parti-socialist/

http://www.box.net/shared/static/60ltsw5a8o.pdf

 

Les différents courants (article d’août 2007):

http://www.politique.net/2007082703-les-differences-ideologiques-au-sein-du-parti-socialiste.htm

 

Hollande et l’article 123 du traité de Lisbonne :

http://www.youtube.com/watch?v=jxqbtkheYTA&feature=related

 

 

Le QI de Hollande et l’article 123 du TL

http://www.youtube.com/watch?v=jxqbtkheYTA

Le 20 avril 2012 sur Europe 1, à 04:00 ;

Hollande voit deux façons de favoriser la croissance :

-          La BCE baisse les taux directeurs.

-          La BCE prête directement aux états.

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/L-interview-de-Jean-Pierre-Elkabbach/Videos/Hollande-ne-fait-semblant-de-rien-1045989/

 

 

Slogan de l’élection présidentielle de 2012 : 

Le changement c’est maintenant:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=oz2QNkW5o6g

 

Hollande et la gouvernance mondiale :

Alors que Sarkozy de Nagy Bocsa nous a vanté à maintes reprises les mérites d’un nouvel ordre mondial, http://www.youtube.com/watch?v=tW0nnPECIGA

Hollande y revient lui aussi.

Dans son discours à l’ONU le 25 septembre 2012, il dit textuellement : « La France veut que l’ONU soit le centre, le cadre de la gouvernance mondiale ». (à 47 :00 de la vidéo ci-dessous)

Voici une vidéo de décryptage de ce discours par Thierry Meyssan :

http://www.youtube.com/watch?v=LYfe9VicdX0

 

 

 

D’où vient la « gauche » :

Il était une fois, en 1789, un vote qui eut lieu à l’Assemblée Nationale Constituante pour décider si on attribuerait au roi Louis XVI (qui a toujours la tête sur les épaules) un veto suspensif ou un veto absolu. Si le veto absolu lui était accordé, le roi aurait le droit de rejeter toute loi votée par le parlement. En revanche, si on lui accordait un veto suspensif, il ne pourrait que suspendre cette loi pendant deux ans, après quoi la décision du parlement l’emporterait. Comme l’issue était partagée et qu’on n’arrivait pas à compter les votants à mains levées, on demanda à ceux qui étaient pour le veto Absolu de se mettre à droite, et à ceux qui étaient pour le veto Suspensif de se mettre à gauche.

Ce jour-là, la gauche l’emporta ! Le mot « gauche » devint l’appellation universelle de ce premier mouvement protestataire !

 

Quelques éléments d’histoire du PS :

Suivre les conférences de Jean-Claude Michéa et de Marion Sigaut.

Marion Sigaut parle du PS se réclamant d’un certain humanisme et du mouvement des lumières (1750-1780). Or le mouvement des lumières est autre qu’humaniste. Il s’auto proclame des lumières et prône l’élitisme. Seuls les savants, les érudits, les philosophes savent penser et réfléchir. L’instruction du peuple doit se limiter au périmètre de son activité. Les lumières sont pour le libre-échange, contre l’éducation du peuple. Turgot, ministre de Louis XV supprime la police des grains et des subsistances qui protégeait le peuple des marchands spéculateurs, supprime les corporations qui protégeaient les travailleurs manuels.

De plus, il semble d’autre part que le PS se réclamerait du protestantisme (Jospin).

La différence fondamentale entre le catholicisme et le protestantisme est la notion de la prédestination, qui est importante chez les protestants. Le protestantisme se base en effet sur l'idée que dès la naissance, chacun est soit "élu" soit "damné", et ce qu'il pourrait entreprendre par la suite au cours de sa vie ne pourrait en rien changer ce choix de la Providence. Par contre le catholicisme se fonde sur l'idée que chaque fidèle peut obtenir le Salut en menant une vie droite.

Ainsi, le protestantisme rejoindrait les lumières sur l’idée d’élitisme.

 

Jean-Claude Michéa présente les positions politiques depuis la révolution jusqu’à l’affaire Dreyfus (1894)

Droite

Gauche

Autres

Blancs

Bleus

Rouges

Monarchie

Ordre

Réaction

Cléricalisme

Nationalisme

Parti du mouvement

Progrès

Républicains

Liberté - libéraux

Socialistes

Prolétariat

 

Le meeting de Longchamps (04/06/1799) voit une agression (des blancs) contre le président soupçonné d’être dreyfusard. Les bleus et les rouges s’unissent pour s’opposer à un possible coup d’état des blancs.

Blancs

 

Bleus

Rouges

Soupçonnés de fomenter un complot d’état

 

Républicains

Libéraux

progressistes

Socialistes

Défense républicaine

Prolétariat

 

 

S’unissent pour s’opposer au coup d’état des blancs. C’est une alliance défensive.

L’alliance progressistes / socialistes ne peut se faire qu’au détriment des socialistes.

L’intelligentsia de gauche s’éloigne du prolétariat et du peuple.

Le socialisme accepte les thèses du libéralisme politique.

 

 

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