Frédéric Lordon

À arrêt sur image : (13 :45)

http://www.youtube.com/watch?v=0LMFCqcylaw

En novembre 2010 à propos d’un  papier du monde diplomatique : « Sauver les banques, jusqu’à quand ? ».

Il faut renationaliser les banques.

En 2008, prêts aux banques sans contreparties. Les banques pouvaient rouvrir le crédit en coordination mais la coordination est interdite. Une seule main est apte à produire cette coordination, c’est celle de l’état. Nationalisation.  En 2008, on est passé très près de l’effondrement. Si nous ne les sauvons pas (les banques, les possédants) nous mourrons dans la semaine qui suit. Les sauver, mais pas sans contrepartie. Plus de banques = plus de paiement, plus de comptes, plus de chèques etc... Si les banques son régulées, moins de crédit donc tout le monde en souffre. Il est intolérable de laisser faire une capture privative d’un bien commun.

Donc renationalisation. On paye comment : On attend la prochaine crise qui mettra toutes les banques à genoux et qui réduira leur valeur à  zéro. L’état rachète toutes les banques privées sans débourser un centime (saisie).

Le remboursement de la dette dans la majorité des états européens ne passe pas. Seule solution : le défaut. Deux états du monde possibles :

-          On laisse les banques faire faillite et les actionnaires perdent tout, et nous mourons avec.

-          Nous saisissons les banques, les actionnaires perdent tout, nous vivons à nouveau.

Choisir le cas où nous vivons à nouveau, sans hésiter.

Caractéristique de l’époque : le surendettement généralisé est le syndrome le plus caractéristique de la configuration néolibérale du capitalisme. Surendettement des ménages, des entreprises et de l’état.

Le néolibéralisme c’est :

-          La déréglementation (Clinton). Rebasculer le rapport de force entre capital et travail.

-          La politique fiscale (au profit des possédants).

Les déficits budgétaires chroniques sont dus à ces politiques fiscales.

Ajuster à la baisse les dépenses (sociales) est moins rapide (inertie administrative) que réduire les impôts des riches.

« Est-ce qu’on est en train de sauver les possédants, ou est-ce qu’on est en train de sauver l’état social ? » Réponse : on fait tout ce qu’on peut pour faire plier l’état social.

 

Une autre vidéo de Frédéric Lordon chez Taddeï (29 :53)

http://www.youtube.com/watch?v=pU9Zl1T23MI

 

 

 

 

 

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