Islande

Que se passe-t'il en Islande?

Personne n'en sait rien car il s'y passe des choses qu'aucun média soumis au patron payeur, propriétaire, marchand d'armes ou bétonneur, n'ose transmettre au bas peuple que nous sommes : il se passe en Islande une révolution démocratique inimaginable.

Le gouvernement a été révoqué par la volonté du peuple, les banquiers sont poursuivis en justice. Le procès du premier ministre est en cours. Le peuple construit sa constitution hors des circuits politiciens. Une assemblée constituante tirée au sort rédige une e-contitution avec l’aide de tous les citoyens via internet.

 

 

 

 

L’affaire Icesave (12/01/2010):

Icesave est une filiale (en ligne) de la banque islandaise Landsbanki, chargée de recruter de nouveaux clients à l’étranger à l’occasion de la bulle de 2008. D’autres banques jouaient le même jeu. Elles se sont déclarées en faillite à cause d’un certain manque de rigueur dans leurs apports de cash et des trucages avec les taux de change. Plus de trésorerie ni de capitaux propres.

Le gouvernement islandais décide de soutenir les déposants islandais mais pas les spéculations privées des banques concernées.

Les gouvernements anglais et hollandais exigent que le prêt du FMI soit conditionné au remboursement de 3.8 milliards d’euros aux fonds d’assurance bancaire de Hollande et du Royaume Uni. Le poids est énorme pour les islandais : 40 000€ par foyer.

En août 2009, sous la pression de l’UE accepte de négocier un accord. Le parlement vote l’accord en décembre 2009.

Des pétitions ont été lancées pour demander au gouvernement de ne pas faire supporter au contribuable Islandais l’ardoise d’IceSave, et la dernière en date a recueilli la signature de 25% du corps électoral !

Le président en exercice, M. Grimsson, a posé son veto au texte voté par l’assemblée et a annoncé que le texte de l’accord serait soumis à référendum.

UE : "Un vote négatif du peuple Islandais sonnerait le glas des espoirs de l’Islande d’entrer dans l’UE".

Notes dégradées, remise en cause des prêts du FMI.

L’Islande ne fait pas partie de l’UE mais a adhéré à l’European Economic Area. Les interprétations des lois européennes sont différentes selon les parties. Cela crée la confusion, la Suède indique que les textes européens sont très pal rédigés.

La Norvège, pays le plus riche d’Europe par habitant (avec le Luxembourg) vient de réaffirmer son soutien le plus ferme à Reykjavik, et enjoint le FMI à continuer son soutien aux islandais.

Dans cette affaire, deux principes d’une même morale sont apparemment en contradiction.
Le premier principe, qui est absolument incontournable pour tout état de droit, est que nul ne peut être tenu de prendre à sa charge la réparation des dommages causés par autrui... Sauf s’il s’y est engagé, par exemple en se portant caution. Mais à titre individuel, aucun Islandais n’a signé un tel engagement.
Le second nous dit que tout engagement pris sans coercition ni tromperie doit être respecté. Or l’état Islandais, dûment et démocratiquement mandaté par sa population, a signé des accords qui l’ont - peut-être - engagé à prendre en charge certaines pertes qu’il aurait aimé éviter.

Qui doit payer les dégâts ? Les peuples islandais, anglais, hollandais ?

Que ne se sont-ils mobilisés lorsque tout allait bien, me direz-vous, ces islandais à l’époque si contents de leur expansion, contre le risque que représentait pour eux cette caution publique des comptes en banque ?

 

De nombreuses questions se posent sur les droits des uns et des autres.

 

Estimeriez-vous devoir payer les pots cassés d’une banque simplement parce que la France a signé la directive européenne 94/19 et que cette banque a son siège chez nous ?


Non ? Et bien, les Islandais sont du même avis que vous.

 

Lien vers le texte complet :

http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/affaire-icesave-la-fronde-des-68035

 

Résumé des évènements en Islande et principaux points de la future constitution :

A la fin 2008, l’ensemble de la dette islandaise égalait 9 fois son PIB, la monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.

Le pays avait fait faillite, et reçu un prêt de 2 100 millions de dollars, grâce au FMI, ainsi que 2 500 millions de dollars venus des pays nordiques et de la Russie.

Selon l’économiste Jon Danielsson, « il n’y avait aucune possibilité que les citoyens puissent payer un jour cette dette  ».

A la suite d’un référendum, auquel le peuple a répondu « Non » à 93% des voix, refusant le paiement de la dette, le gouvernement au complet à dû démissionner.

Il était surtout constitué par « le parti de l’indépendance  », un parti conservateur, lequel n’avait récolté que 23% des voix lors des élections qui ont suivi.

Le mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, l’alliance sociale-démocrate 29,8%, le parti progressiste 14,8% et le mouvement des citoyens 7,2%.

Les principales banques ont été nationalisées, et il a donc été décidé de ne pas payer la dette contractée auprès des banques de Grande Bretagne et de Hollande, dette générée par une mauvaise politique financière.

Une assemblée populaire a été créée pour réécrire une nouvelle constitution et a commencé ses travaux en février 2011.

Depuis le taux de croissance de l’Islande à grimpé à 2,1%, soit le triple de la croissance prévue en Europe en 2012.

Les responsables de la crise ont été emprisonnés, et ceux qui ont fui le pays se retrouvent avec un mandat international d’Interpol à leurs guêtres.

Car en fin de compte, qui fallait-il incriminer : le peuple, en lui imposant un régime de privation, ou les politiques et les banquiers qui étaient les seuls responsables de la situation ?

Les médias principaux font le blackout sur cette situation exceptionnelle, et pourtant le peuple islandais est un exemple pour toute l’Europe en donnant une leçon de démocratie au reste du monde.

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/nouvelle-constitution-en-islande-114748

 

Synthèse sur l’exemple de l’Islande par Etienne Chouard :

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/04/30/216-synthese-sur-l-exemple-de-l-islande-les-banquiers-en-prison-et-une-assemblee-constituante-tiree-au-sort

 

La vidéo de ThePlott911 :

http://www.youtube.com/watch?v=xuWG55i6b94&list=UUM7QefrXDlI48-mFVxvzv_g&index=5&feature=plcp

 

 

 

 

« Takk la crise »

http://latelelibre.fr/reportages/tibo-doc-islande-takk-la-crise/

(25 :50)

« Merci la crise », la réécriture de la constitution n’est pas vraiment libre.

Tout n’est pas si clair que prévu, les filtres pour valider les articles de la nouvelle constitution sont à mailles serrées. Le nouveau gouvernement a voix au chapitre, c’est là que le bât blesse.

Le film de Thibaud Pomarès, réalisé début 2012, nous montre les changements de mentalités du peuple islandais intervenus pendant la crise.

« La révolution des casseroles ».

Faillites des banques et nationalisations d’urgence.

L’islandais découvre la pauvreté (l’islandais était, avant la crise, l’habitant le plus riche au monde après le norvégien).

Nouvelle constitution écrite par des citoyens : si le gouvernement et le parlement n’acceptent pas cette nouvelle constitution, nous n’aurons jamais cette nouvelle constitution.

25 islandais élus par le peuple se réunissent pour écrire la nouvelle constitution. Un prêtre, une metteur en scène, un fermier, une étudiante, Mr Gunarson (père de Bjork !!), etc...

Avant la crise, l’Islande vivait pour l’argent et par le crédit.

Après la crise, l’islandais cherche avant tout à préserver son âme.

L’Islande de demain doit faire l’amour mais pas la guerre du fric.

Jour d’hommage à  Yon Sigerson, héros national. Les cris de moutons à l’intention du pouvoir actuel, soupçonné de suivre le même chemin que le gouvernement d’avant la crise.

Le maire de Reikjavik, ancien clown, incarne le raz le bol de la population.

Icesave.

Pêcheur d’Islande. Dévaluation = meilleure vente des poissons à l’export.

L’Islande dans l’UE ? Les éleveurs non favorables.

Avant : vie à crédit, après : vie selon ses moyens.

Blue lagoon. Agréables moments en famille.

Démocratie. Vie en société, ensemble, en famille « takk la crise ».

 

 

Vote sur la nouvelle constitution :

Le 20 octobre 20121, les citoyens Islandais sont appelés à voter pour ou contre les propositions d’un « comité de citoyens » en vue de rédiger une nouvelle constitution.

Référendum consultatif dont le résultat ne sera qu'indicatif, les Islandais étaient invités à répondre par oui ou par non à six questions sur des sujets tels que le rôle des ressources naturelles du pays, celui de l'église nationale ou le futur système démocratique de l'île.

La proposition de nouvelle Constitution a été rédigée par une commission élue en 2010 pour réviser la loi fondamentale et composée de 25 citoyens ordinaires qui ont consulté leurs compatriotes via internet.

Six questions étaient posées, dont l'une avait trait au bien-fondé d'une nouvelle constitution rédigée sur la base d'un texte mis au point par un panel de 25 citoyens spécialement nommés pour cette tâche. Soixante-six pour cent des électeurs ont répondu "oui" à cette question. Toute modification de la constitution relève du parlement.

"Pour le parlement, la conclusion est très claire. La majorité des électeurs veulent des changements dans tous les sujets abordés par le scrutin", a déclaré Thorolfur Matthiasson, économiste à l'université d'Islande.

Il a fait remarquer que 80% des votants étaient favorables à ce que toutes les ressources naturelles n'appartenant pas au privé soient déclarées "propriété nationale".

Le contrôle des ressources naturelles est un sujet sensible en Islande, où la pêche représente par exemple sept pour cent de l'activité économique.

 

"C'est au Parlement élu de prendre les choses en main", a déclaré jeudi la vice-présidente de la formation de centre droit, Olöf Nordal, à la chaîne de télévision publique RUV.

Aucun sondage sur l'issue du scrutin n'a été publié.

 

 

 

Autres infos sur l’Islande :

http://www.agoravox.fr/mot/islande

 

 

 

 

 

 

 

 

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