Les 600 tonnes d'or de De Gaulle

 

Une petite vidéo de l’UPR (2 :07) :

La crise du dollar. Février 1965. Conférence de presse de De Gaulle. Les américains s’endettent gratuitement. Une base monétaire indiscutable : l’or.

http://www.dailymotion.com/video/xkbo45_charles-de-gaulle-l-or-ou-le-dollar_news

 

De Gaulle, envisage l’avenir avec suspicion vis-à-vis du dollar. Il convertit ses réserves de dollars en 600 tonnes d’or de 1965 à 1971, anticipant la fin des accords de Bretton woods de 1944 sur le lien or/dollar.  

Le 15/08/1971, le président Richard Nixon annonce effectivement la non convertibilité du dollar. Le dollar est passé de 35$ l’once, valeur officielle à l’époque de la convertibilité, à 1000$ l’once en 2008.

 

Notre bien-aimé président Nicolas de Nagy Bocsa Sarkozy, dès 2004, entrevoie dans cette réserve d’or, une source pouvant être participante à la réduction des fuites liquides incessantes.

Ministre du budget, il prévoit d’affecter environ 50 tonnes d’or annuellement pour combler les déficits et renflouer certains secteurs du budget en manque d’argent.

Un problème, que personne n’a relevé : en 2004, le prix de l’or commence à s’envoler.

Reste à chacun de faire le calcul des pertes que nous a causé cette opération Sarkozienne.

Un article du Point fait un rappel sur le sujet :

http://www.lepoint.fr/economie/cour-des-comptes-quand-sarkozy-liquidait-un-cinquieme-du-stock-d-or-de-la-france-08-02-2012-1428657_28.php

 

Tous les pays qui s’étaient lancés dans cette opération, intéressante à l’origine, en sont sortis rapidement après que le cours de l’or a commencé une escalade vertigineuse. Seule la France continue à jeter son or par les fenêtres.

 

Petit calcul approximatif, voyons donc ce que nous a rapporté coûté cette opération :

Cours en dollars US 2011

prix once

prix kg

prix 50 t chaque année

prix 50t 2012

31,103g

32,151

fois l'once

2004

400

12860,4

643 020 000

2 572 080 000

2005

450

14467,95

723 397 500

2 572 080 000

2006

600

19290,6

964 530 000

2 572 080 000

2007

650

20898,15

1 044 907 500

2 572 080 000

2008

900

28935,9

1 446 795 000

2 572 080 000

2009

950

30543,45

1 527 172 500

2 572 080 000

2010

1250

40188,75

2 009 437 500

2 572 080 000

2011

1550

49834,05

2 491 702 500

2 572 080 000

2012

1600

51441,6

2 572 080 000

2 572 080 000

total:

13 423 042 500

23 148 720 000

 

Pas moins de 10 milliards de dollars, ce qui n’est pas rien par les temps qui courent.

 

 

 

Question au gouvernement sur les effets de l’opération :

Le 7 avril 2009, le député Jean-Louis Gagnaire interpelle le gouvernement sur le sujet. Pas de réponse.

Le 29/09/2009, la question est renouvelée. Pas de réponse.

Le 16/11/2010, la question est renouvelée. Pas de réponse.

Le 20/12/2011, la question est renouvelée. Pas de réponse.

Le 19/06/2012, la question est retirée pour cause de fin de mandat.

Donc, pas de réponse. Circulez, ya rien à voir.

 

 

M. Jean-Louis Gagnaire interroge Mme la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi sur le bilan de la vente d’une partie du stock d’or de la Banque de France décidée en 2004 par M. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’économie, des finances et de l’industrie. Dès son arrivée au ministère de l’économie et des finances, M. Nicolas Sarkozy avait exprimé sa volonté de vendre une partie des stocks d’or de la Banque de France afin de financer certaines dépenses de l’État et de résorber les déficits publics. Il avait été décidé que le gouverneur de la Banque de France mettrait en œuvre, au cours des cinq années suivantes, une vente de 500 à 600 tonnes d’or des réserves de la Banque en accroissant parallèlement les réserves en devises. Cette opération devait permettre de constituer un portefeuille de devises qui générerait un revenu supplémentaire par rapport au stock d’or pour un montant évalué à 200 millions d’euros par an. Le produit de la vente devait rester inscrit au bilan de la Banque de France, conformément au droit communautaire, l’État récupérant les intérêts. Ainsi, le revenu supplémentaire devait faire l’objet d’un versement prioritaire à l’État. Le ministre s’était engagé à consacrer ces revenus supplémentaires à la réduction des déficits publics et au financement d’emplois de long terme, notamment dans le domaine de la recherche. D’après les chiffres dont je dispose, le stock d’or de la Banque de France est passé de 3024 tonnes en 2004 à 2719 tonnes au 31 décembre 2006. Si le plan a été appliqué jusqu’au bout, ce volume a dû baisser depuis. Cette vente sur cinq ans intervient alors que le cours de l’or s’est envolé sur les marchés mondiaux. A la Bourse de Paris, le lingot d’or était coté autour de 10 000 euros en 2004, il avoisine dorénavant les 25 000 euros. Une opération engageant de tels volumes a certainement dû faire l’objet d’une évaluation rigoureuse et précise. Quel est le produit du revenu supplémentaire escompté ? Quels volumes financiers ont été dégagés et versés au budget de l’État ? A quoi ont-ils été consacrés ? Quel a été l’impact de cette vente sur les déficits publics ? Quelle perte de capital représente la vente de ces stocks d’or alors que les cours se sont envolés ? Ce sont quelques-unes des questions que se posent certains de nos concitoyens. Afin de répondre à ces légitimes questions, il lui demande donc de lui transmettre les résultats des évaluations disponibles.

 

 

 

Sources :

http://france-inflation.com/cours_de_l_or_historique_et_actuel.php

http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-45890QE.htm

 

 

 

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